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FAMILLES
COPYRIGHT: 1999
REALISATION: Philippe LE GOFF, Raphaël O' BYRNE, Gilbert LOREAUX, Marie-Pierre
RAIMBAULT, Basile SALLUSTIO, Luc RIOLON, Dilip VARMA, Pavel MAREK
AUTEURS: Bruno PORTIER, Piet VAN STROMBEEK
FORMAT: Beta SP
DIFFUSION: Beta Numérique
DURÉE: 8 x 26 minutes, 1 x 52 minutes
NATURE: Serie Documentaire
PRODUCTION: France 5, IRD-Institut de Recherche pour le Développement,
Ceska Televize, Francisco Manso, Asap Production, Lieurac Productions
PARTICIPATION: Centre National de la Cinématographie, Europe Images International,
Ministère des Affaires Etrangères (Coopération et Francophonie)
Dans le monde entier, la famille
a toujours été fondamentale pour une raison toute simple: dans des conditions
géographiques, économiques ou sociales difficiles, elle signifie la survie.
La vie familiale fait partie des expériences sociales communes à tous
les êtres humains. Nos familles de naissance, nous ne les avons pas choisies
et, que nous les acceptions ou non, nous y sommes tous sensibles. C'est
en leurs seins que nous avons été éduqués, que nous avons enregistré nos
premiers codes sociaux, que se sont développés nos caractères, nos sentiments.
Elles ont marqué nos personnalités.
Neuf formes de familles très différentes les unes des autres ont été choisies.
Ces familles sont surprenantes et marquent l'imagination. Leur découverte
passe par les histoires, les récits d'un ou plusieurs personnages.
Cette série documentaire montre que le concept de famille n'est pas unique.
N'est-ce pas la reconnaissance de nos différences qui nous permet de prétendre
à une identité distincte?
1/ LES INUITS
2/ ZANSKAR
3/ HUAHINE
4/ LES MURIA
5/ LES FONS
6/ LES MOSSI
7/ LES TSIGANES
8/ LES MAKUWAS
9/ TANNA
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1/ LES INUITS (26 minutes)
Pour les Inuits, les enfants sont des réincarnations
d'ancêtres. Les petits garçons ou les petites filles sont éduqués non
en fonction de leur sexe biologique mais en fonction du sexe de leur nom.
Le petit garçon qui porte un nom de femme est traité, habillé et éduqué
comme une petite fille et la petite fille qui porte un nom d'homme est
éduquée comme un garçon. Vers quinze ans, les enfants reprennent les comportements
et les fonctions qui correspondent à leur sexe biologique et finissent
par se marier avec une personne du sexe opposé.
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2/ ZANSKAR (26 minutes)
Lorsqu'une famille a plusieurs fils, elle cherche
une femme que tous les fils se partagent une Nama. L'aîné est le seul
mari légal de la Nama, mais ses frères ont droit à une part équitable
de son amour et de son attention. Les enfants nés sont tous attribués
au frère aîné. Ce type de mariage permet d'éviter que les terres, peu
fertiles, ne soient divisées en de trop petites parcelles.
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3/ HUAHINE (26 minutes)
Le taux de stérilité étant très élevé en Polynésie,
le don d'enfant est devenu une tradition qui a pour fonction de maintenir
un équilibre dans la répartition des enfants, l'équilibre des familles,
et donc l'équilibre social. Les prétendants font leur demande avant la
naissance de l'enfant, parfois même avant sa conception. Les parents biologiques
n'ont pas le droit de rejeter une demande sous peine de punition des esprits
ou, plus concrètement, de rejet par la communauté familiale.
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4/ LES MURIA (26 minutes)
Vers 12 ans, les garçons et les filles quittent
leurs parents pour s'installer au dortoir. Le dortoir est un lieu interdit
aux parents où les adolescents s'éduquent entre eux. Les plus anciens
enseignent aux plus jeunes et cela, génération après génération. Au dortoir,
il n'y a aucun tabou sexuel. La liberté y est totale. Les adolescents
y vivent une période transitoire, une expérience de liberté et de vie
communautaire entre l'enfance et l'âge adulte. Ils n'en sortent que le
jour où ils épousent la personne à qui ils ont été destinés à leur naissance.
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5/ LES FONS (26 minutes)
Les Fons possèdent une pratique matrimoniale unique,
les mariages entre femmes. Lorsqu'elle est riche, la femme peut épouser
une ou plusieurs autres femmes à qui son mari fera des enfants. Les femmes-épouses
travaillent pour le compte de la femme-mari et n'ont aucun droit sur leurs
enfants biologiques. Les enfants nés de ces unions appartiennent à la
femme-mari qui peut ainsi assurer sa descendance et ou acquérir une main-d'oeuvre
bon marché.
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6/ LES MOSSI (26 minutes)
Dans la famille mossi, l'homme le plus âgé est
le chef de sa famille et la descendance de ce patriarche polygame vit
ensemble dans un enclos familial qui regroupe les différentes cases. Les
frères et soeurs pas encore mariés ainsi que les épouses et enfants du
patriarche travaillent tous pour lui. Cette situation de dépendance et
de soumission est délicate pour les cadets et les fils, qui ne peuvent
acquérir une indépendance économique et sociale complète qu'à la mort
de leurs aînés.
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7/ LES TSIGANES (26 minutes)
Dans le monde tsigane, l'enfant est éduqué par
toute la communauté et n'est que rarement puni. En observant, il intériorise
les usages et les interdits d'une culture où l'attachement à la vie de
famille est tel que, lorsqu'ils se sédentarisent et qu'ils construisent
une maison, ils préfèrent souvent une grande pièce collective aux chambres
individuelles.
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8/ LES MAKUWAS (26 minutes)
Entre seize et vingt ans, le jeune homme Makuwa
quitte le foyer de son enfance pour s'installer chez sa future belle-mère.
Sa première tâche sera de féconder sa promise et s'il n'y parvient pas
rapidement, il est répudié. Jamais reconnu comme père, ses enfants appartiennent
au lignage de sa femme. Il doit travailler pour le compte exclusif de
sa belle-mère jusqu'à ce qu'il ait lui-même une fille à marier: ainsi
un nouveau gendre pourra le remplacer et travailler pour la matriarche.
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9/ TANNA (52 minutes)
À Tanna, les femmes sont précieuses, car elles
assurent la pérennité du clan de leur mari. Elles ne s'achètent pas, mais
s'échangent. Idéalement, un homme échange sa soeur. Lorsqu'il n'en a pas,
il doit rendre sa première petite fille au clan qui lui a fourni son épouse.
S'il n'a pas de fille, il devra adopter une enfant ou une femme adulte
ailleurs, qui lui servira à rembourser sa dette. Les adoptions d'enfants
sont extrêmement courantes. Leur répartition équitable parmi la population
permet effectivement de préserver l'équilibre démographique et la pérennité
des groupes locaux.
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